
Votre rôle consiste à informer les usagers de l’existence de la validation des compétences et à les orienter vers le Centre de validation approprié.
C’est donc vous qui effectuez une première orientation vers la validation des compétences.
Après cette phase d’orientation, un travail de guidance préalable à l’inscription aux épreuves est effectué dans les centres de validation. La guidance permet au candidat de se positionner par rapport à la pertinence de sa démarche de validation des compétences et de se rendre compte de ses chances de réussite. La guidance se déroule sous forme d’entretien entre le candidat et un spécialiste du métier choisi.
La pratique est indispensable
La validation porte sur les compétences professionnelles, c’est-à-dire sur la capacité à réaliser une tâche professionnelle de manière satisfaisante. Il est donc indispensable
que la personne qui s’inscrit pour une épreuve de validation dispose d’une pratique
antérieure pertinente et suffisante. Peu importe la manière dont cette expérience a été acquise (emploi, formation, hobby, stage…).
Voici quelques questions pour vous aider à mesurer l’importance de l’expérience de terrain :
L’expérience est-elle réelle ?
Le candidat à la validation doit posséder une expérience réelle, une certaine pratique du métier ou tout au moins d’une partie de celui-ci.Cette expérience peut avoir été acquise de quelque manière que ce soit. L’expérience professionnelle est la plus évidente mais n’est pas la seule à générer des compétences.Nombre de situations extra professionnelles permettent également des apprentissages utilisables professionnellement. On pense ici aux situations de loisirs, telles que celles du bricoleur qui rénove sa maison, du bénévole au sein d’une association, du passionné de cuisine…Les formations professionnelles, pour peu qu’elle comportent suffisamment de pratique réelle (notamment via les stages) sont également à prendre en compte.
L’expérience est-elle récente ?
Les compétences inutilisées pouvant décliner avec le temps, il convient de s’assurer que l’expérience du candidat n’est ni trop ancienne ni trop courte.
De même, pour certains métiers, certaines règles existant depuis peu (règles de sécurité, d’hygiène, de protection de l’environnement) doivent être maîtrisées pour l’obtention d’un Titre de compétence.
On peut retenir comme principe général que plus l’expérience date, moins grandes sont les chances de réussite de l’épreuve.
L’expérience correspond-elle à un ou plusieurs Titres de compétence ? Si oui, le(s)quel(s) ?
Les Titres de compétence portent sur des parties de métier et non sur l’ensemble d’un métier. Ces divisions sont réalisées par des spécialistes de chaque métier. Elles résultent toutefois d’un choix arbitraire et il se peut qu’il ne soit pas immédiatement évident pour le candidat. Vous devrez donc parfois lire avec le candidat le détail des activités et compétences sur lesquelles portent différents Titres de compétence, afin de l’aider à déterminer celui qui lui convient.
Les réponses à ces questions sont positives ? Il est donc sans doute pertinent d’orienter l’usager vers un centre de validation organisant les épreuves relatives au métier prisé.
Les chances de réussite de l’épreuve seront évaluées, sur base des déclarations du candidat, lors de la phase de guidance organisée par chaque centre de validation des compétences.


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Je suis né sur le chantier ! J’ai toujours travaillé dans la... 