
La validation des compétences fédère les trois gouvernements francophones…
En Belgique, conformément à sa loi-programme du 30 décembre 2001, l'Etat fédéral a instauré un droit du travailleur au «bilan de compétences». Les instruments permettant l'exercice de ce droit relevant des compétences des Régions et Communautés, un Accord de Coopération a été signé le 24 juillet 2003 entre la Région wallonne, la Communauté française et la Commission communautaire française, relatif à la validation des compétences dans le champ de la formation professionnelle continue. Cet Accord de Coopération vise notamment à instaurer des dispositifs qui permettront la reconnaissance des compétences acquises par les individus au travers d’expériences de vie quotidienne, de vie professionnelle ou de formation professionnelle.
Trois Décrets portant assentiment de l’Accord de coopération ont ensuite été adoptés par les niveaux de pouvoir concernés :
- Décret Communauté française du 22 octobre 2003 : MB 31.12.2003
- Décret Région wallonne du 13 novembre 2003 : MB 23.01.2004
- Décret Cocof du 7 novembre 2003 MB 03.05.2004
Par ailleurs :
- le Plan d’actions prioritaires pour l’Avenir wallon dit Plan « Marshall» vise, entre autre, à susciter des compétences pour l’emploi par la mise en place d’un plan d’actions pour répondre rapidement aux métiers en pénuries et d’un plan d’actions contribuant à améliorer la qualité de la formation et de l’enseignement qualifiants.
- Plus récemment, le Plan « Marshall 2.0 », dans son optique d’ optimalisation de l’approche des métiers en pénurie, propose d’opérationnaliser le dispositif de validation des compétences acquises à travers différentes filières (éducation, formation initiale, continuée, expérience professionnelle…)
- Dans sa « Déclaration de politique régionale 2009-2014 », le Gouvernement wallon entend « faire de la validation des compétences une des priorités de la prochaine législature, tant les compétences sont la pierre angulaire d’une économie compétitive et d’une société en progrès, et un outil essentiel dans la lutte contre les fonctions en pénurie. Il en démultipliera l’action et accroîtra son champ d’application pour qu’un maximum de personnes puisse en bénéficier. »
- Dans sa « Déclaration de politique régionale 2009-2014 », le Gouvernement Bruxellois souligne que « la valorisation des métiers techniques et scientifiques sera encouragée tout comme le dispositif d'enseignement et de formation en alternance, dans le secteur privé ou dans la fonction publique régionale et locale, qui permet la qualification de nombreux jeunes peu qualifiés. La Région soutiendra les mécanismes de validation des compétences dans les programmes qu'elle subsidie. »
- Dans sa « Déclaration de politique communautaire 2009-2014 », le Gouvernement de la Communauté Française sera « attentif à ce que les titres de compétences délivrés par le consortium puissent être valorisés dans le cadre des cursus d’études ou de formation, y compris le dispositif d’apprentissage des langues. »
- Le CESRW (Conseil Economique et Social de Région Wallonne) précise dans son Mémorandum « 10 propositions pour structurer l’avenir wallon » que « les interlocuteurs sociaux portent une appréciation positive sur le dispositif et entendent continuer à soutenir son développement ». Cette publication évoque également une série d’actions prioritaires visant la promotion de la validation des compétences.
…et rassemble les cinq opérateurs de formations francophones.
Le dispositif de validation des compétence repose sur un Consortium d'institutions publiques de formation professionnelle continue, à savoir :
Une structure simplifiée mobilisant la plus large plate-forme en matière de qualifications professionnelles en Belgique francophone

Organes internes
Le Consortium possède la personnalité juridique et est composé de trois organes internes :
un comité directeur : organisation et gestion quotidienne du dispositif
- Présidente : Myriam SCHAUWERS
- Vice-Présidents: Michel PEFFER et Maryse MENU
Une cellule exécutive : secrétariat et opérationnalisation
- Dirigeant : Alain KOCK
- Des commissions de référentiels ad hoc où siègent notamment des représentants des partenaires sociaux sectoriels afin de produire les référentiels de validation.
Organes externes
Cette structure est complétée par deux organes externes :
une Commission consultative et d'agrément des centres de validation : orientation générale, évaluation globale, agrément des centres.
Elle est composée entre autres :
- des partenaires sociaux interprofessionnels
- des services publics de l'emploi
- Président : Eric ROBERT
- Vice-Président : François LAURENT
- une Commission de recours: recours des candidats et des centres de validation.
L'ensemble du dispositif est sous la responsabilité finale des exécutifs concernés : les gouvernements de la Communauté française, de la Région wallonne et de la Commission communautaire française.


Flux Rss



Je suis né sur le chantier ! J’ai toujours travaillé dans la... 