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Focus sur le métier d'employé administratif

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L’accompagnement des candidats au fil de la démarche de validation des compétences

En fonction de leurs spécificités, plusieurs acteurs agissent pour accompagner les candidats lors des différentes étapes du parcours de validation.

Le  schéma  ci-dessous  résume  les  différents  moments  de  l’accompagnement  des candidats à la validation.

1ère étape : recherche de métier et de centre

La première étape pour le candidat à la validation consiste à déterminer le métier et les Titres de compétence qui correspondent à son expérience.

Vous pouvez aider le candidat dans cette tâche avec le schéma et les informations que vous trouverez dans la rubrique « Qui orienter ? »

Ensuite, il faut rechercher un centre de validation agréé qui organise des épreuves pour ces compétences. Pour chaque centre, il existe une personne de contact qui pourra renseigner le candidat et lui proposer soit de participer à une séance d’information collective, soit de venir à un rendez-vous individuel.

Toute ses informations sont disponible dans la rubrique « Quels métiers, quelle compétence ? »

2e étape : accueil et information générale

Le centre de validation des compétences s’assure que le candidat dispose d’une information complète sur la validation des compétences. Certains centres organisent à cet effet des séances d’information collective. Le candidat sera notamment informé :

  • du processus global de validation des compétences ;
  • de son rôle actif dans le dispositif (la démarche est volontaire et individuelle, le candidat possède des droits et des devoirs, des possibilités de plainte et de recours existent pour le candidat qui s’estime lésé) ;
  • des modalités d’inscription, d’organisation et de déroulement de l’épreuve (mise en situation professionnelle, tâche, compétences évaluées, présence de l’évaluateur et de l’observateur, lieu et durée de l’épreuve…) ;
  • des modalités de délibération, de communication des résultats et de traitement des plaintes ;
  • des démarches à accomplir pour bénéficier du congé-éducation payé (voir annexe 3).

3e étape : guidance

Suite à l’information générale sur la validation, un représentant du centre de validation et spécialiste du métier entame avec chaque candidat un entretien individuel de guidance.
La guidance permet au candidat de choisir en connaissance de cause le Titre de compétence qui correspond à son expérience et d’évaluer s’il est pertinent de faire valider ses compétences. La guidance l’aide notamment à se rendre compte de ses chances de réussite et contribue ainsi à éviter les situations d’échec. La conversation portera d’une part sur l’expérience du candidat et sa connaissance du métier visé, et d’autre part sur la nature des compétences évaluées lors de l’épreuve et les éventuelles modalités spécifiques de l’épreuve.

Si les chances de réussite du candidat semblent insuffisantes, le représentant du centre de validation lui expliquera clairement pourquoi et l’orientera éventuellement vers une formation complémentaire préalable à la passation de l’épreuve.

Lors de la guidance, le représentant du centre de validation s’assure également que le candidat comprend suffisamment le français pour saisir les consignes lors de l’épreuve.

4e étape : inscription

L’inscription peut se faire dans la foulée de la guidance ou plus tard. Le centre de validation ne peut refuser aucune demande d’inscription suite à la phase de guidance.
Le candidat peut s’inscrire librement au centre de validation de son choix. Le responsable du centre fait remplir par le candidat le document d’inscription à la validation des compétences. Le candidat reçoit ensuite une convocation à l’épreuve. Il se peut que certains centres décident de n’organiser des épreuves que lorsqu’un nombre suffisant de candidats est inscrit. Dans ce cas, les candidats seront avertis par courrier de la date de l’épreuve.

5e étape : épreuve pratique

Avant le début de l’épreuve, le candidat signe le Contrat d’épreuve de validation des compétences par lequel il est assuré en cas d’accident. L’évaluateur présente au candidat les modalités de déroulement de l’épreuve et de l’évaluation. Lorsque l’épreuve commence, le candidat reçoit un document reprenant les consignes et les informations pratiques (énoncé de la tâche à réaliser et des conditions de réalisation de cette tâche : durée, ressources matérielles et humaines disponibles lors de l’épreuve, plan ou schéma…). Les consignes sont également données oralement, avec des mots simples, par l’évaluateur. Si le candidat n’a pas bien compris, l’évaluateur reformule les consignes.

À ce moment, l’évaluateur rappelle également :

  • • les compétences concernées par l’épreuve ;
  • • les critères sur lesquels le candidat sera évalué ainsi que des exemples d’indicateurs ;
  • • les rôles de l’évaluateur et de l’observateur pendant l’épreuve ;
  • • les modalités d’organisation pratique (nourriture, toilettes, sorties de secours, gsm…) ;
  • • les modalités de clôture de l’épreuve et de communication des résultats.

Quand les candidats ont bien compris les consignes, ils se mettent à la tâche. Pendant l’épreuve, l’évaluateur remplit une grille d’évaluation pour chaque candidat. L’observateur vérifie le bon déroulement de l’épreuve. Il peut également rappeler des consignes de départ. Il n’intervient en aucun cas pour corriger des erreurs à l’exception de celles qui compromettent la sécurité ou engendrent une détérioration du matériel.

Le candidat gère seul son travail et son temps. Il est tenu de respecter le temps imparti pour l’épreuve. Une fois ce temps écoulé, l’évaluateur met un terme à l’épreuve.

6e étape : délibération

Lorsque l’épreuve est terminée, le jury de validation, composé du responsable de centre, de l’évaluateur et de l’observateur, se réunit pour délibérer. La délibération a pour objectif de prendre une décision communément admise quant à la réussite ou l’échec de l’épreuve. Cette décision est prise sur base de la grille d’évaluation et des observations supplémentaires réalisées pendant l’épreuve par l’évaluateur et l’observateur. Pour les cas litigieux, la prise en compte du déroulement global de l’épreuve peut en effet apporter une information utile à la décision, au-delà des stricts résultats de la grille d’évaluation. Le jury, constitué de professionnels du métier, décide « en son âme et conscience » si le candidat satisfait aux exigences du professionnel compétent.

7e étape : annonce des résultats

Selon les métiers et les centres, le candidat reçoit les résultats le jour même après la délibération du jury, ou plus tard par courrier.

Lorsque le candidat est en situation d’échec, il peut demander un rendez-vous avec le responsable de centre ou l’évaluateur qui lui en expliquent précisément les raisons de l’échec. Ils énoncent les faits objectifs de l’épreuve qui ont conduit à la décision. Le candidat peut alors comprendre ses lacunes en lien avec le contenu de l’épreuve. Ce moment d’accompagnement de l’échec est une suite de la phase de guidance. Il permet non seulement au candidat de comprendre les causes de l’échec mais aussi d’imaginer des pistes d’action pour y remédier : l’inscription à une formation, une entrevue avec le conseiller… Le candidat qui a échoué peut se représenter à la même épreuve dans le centre de son choix. Après deux échecs, le candidat devra suivre une guidance avant une nouvelle présentation de l’épreuve.

En cas de réussite, le centre de validation peut orienter le candidat vers un service d’information et/ou d’orientation qui pourra le conseiller quant à l’utilisation la plus appropriée de son Titre de compétence.

8e étape : réception du Titre de compétence

Le candidat qui a réussi une épreuve de validation des compétences reçoit son Titre de compétence nominatif par courrier au plus tard 30 jours après l’épreuve. Accord de coopération Art. 20 § 2.
Le Titre de compétence est glissé dans une farde. Cette farde imprimée a une double fonction :

  • classer les Titres de compétence et rappeler les grandes lignes de la validation des compétences ;
  • permettre aux employeurs potentiels de prendre connaissance du dispositif et de la valeur des titres.

9e étape : procédures de plainte et recours

Tout candidat à un Titre de compétence qui s’estime lésé lors du déroulement de l’épreuve de validation ou/et de son résultat dispose de la procédure du traitement des plaintes interne au centre de validation qui lui permet un traitement aisé et rapide de sa plainte.

Si le candidat plaignant n’est pas satisfait du traitement de sa plainte, il peut exercer un droit de recours externe. Il introduit un recours motivé auprès du comité directeur qui en accuse réception dans les 10 jours calendrier, informe les parties contractantes et transmet ce recours, sans délai, à la Commission de recours.

Le recours doit être introduit par le requérant dans le mois de la notification de la décision à laquelle il ne peut se rallier. Tout candidat peut se faire assister, le cas échéant, de son conseiller juridique.
La Commission de recours peut exiger la communication des pièces, renseignements, documents et données complémentaires qu’elle juge utiles.

Vous pouvez principalement intervenir en amont et en aval de l’épreuve de validation de compétences.

En amont :

En amont de l’épreuve de validation, l’on trouve les actions d’information générale, éventuellement complétées par de l’orientation individuelle.

Le conseiller est l’intervenant privilégié pour orienter le candidat vers la validation des compétences ainsi que dans le choix des compétences à valider.

Pour vous aider dans ce travail, vous trouverez un outil sous forme de schéma et des informations dans la rubrique « Qui orienter ? »

Vous pouvez également aider le candidat dans le choix du centre de validation.

En aval :

L’on trouve en aval les actions permettant d’optimaliser l’utilisation du Titre de compétence nouvellement acquis.
En cas d’échec, le candidat peut s’informer auprès du centre de compétence sur les raisons de son échec. Vous pouvez alors l’aider dans une démarche permettant sa mise à niveau (une petite formation en lecture de plan, par exemple). Le candidat pourra alors représenter l’épreuve avec de meilleures chances.


 
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